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U.F.O. Kamen Yakisoban - Not For Sale 1994

  • POPS
  • il y a 12 minutes
  • 4 min de lecture

La liste des héros loufoques dans l'histoire vidéoludique est terriblement longue...mais apparemment pas encore assez pour certains! C'est sans doute sur ce postulat de base que les responsables marketing du groupe Nissin ont décidé en 1994 d'adapter les aventures du héros de leurs spots publicitaires dans un jeu vidéo sur SFC. Et franchement il envoie du soba (littéralement). Gohan!!!


Lancée en 1976 (time flies!), cette marque de nouilles instantanées (des yakisobas) est depuis une véritable institution au Japon et se reconnait au premier coup d’œil avec son acronyme U.F.O. marqué en gros sur l'emballage. Ne cherchez pas pendant des plombes une possible ou improbable signification cachée dans l'acronyme car c'est tout simplement en référence à la forme de soucoupe volante de l'objet! Comme souvent au Japon, un best-seller s'appuie sur des promotions commerciales solides et ce produit n'a donc pas fait exception...loin s'en faut!


La promotion était essentiellement assurée par la création d'un super-héros totalement décalé du nom de "Yakisoban" dont les jeunes consommateurs pouvaient suivre les aventures lors de nombreux spots publicitaires. Et, malgré la réelle simplicité du scénario et la qualité de jeu discutable des acteurs, ce fut à chaque fois un vrai carton! L'engouement autour du personnage a ainsi donné naissance à un univers incroyablement riche composé de spin-offs, d’une série de 4 mois dans le magazine "corocoro comic" la même année, mais aussi des attractions dans le parc Yomiuriland de Tokyo, des tonnes de goodies et même un film VHS sorti en 1994! (le "MUST-SEE" juste à droite...héhé).


Ces spots commerciaux étaient une parodie sympathique des fameux Tokusatsu's (ou en raccourci "Toku"), autrement dit ces séries live ultra populaires dont X-Or ou San Ku Kai ont été de très bons représentants en France dans les années 80 (mais il y en a eu d'autres).

L'intrigue s'inspire du basique du genre à la sauce Nissin. Le héros Yakisoban, doté du pouvoir des nouilles et de la sauce qui va avec, défend donc la vérité et la justice...mais aussi l'alimentation saine des habitants de la terre contre notamment les fake noodles et surtout son pire ennemi - Kettler - dont le plan maléfique est de dérober toutes les bouilloires du monde pour empêcher les gourmands consommateurs de se faire des petits instantanés chez eux! Le salaud...

Si jamais vous vous sentez fan du délire, sachez qu'un comeback inattendu du personnage a eu lieu en 2017...mais un comeback sous acides! Le héros déchu et oublié a désormais penché clairement du coté obscur de la force et part en croisade contre ce qu'il a lui-même défendu il y a 30 ans. Pour lui barrer la route, il trouvera son fils Yakisoboy (si si!) plus quelques nouveaux alliés...et pas des moindres puisque Hiroshi Fujioka (Môssieur "Kamen rider 1" mais aussi le fameux "Segata Sanshiro" des campagnes commerciales de la Sega Saturn!) avait rejoint l'aventure.

Oui tout ça c'est bien beau Pops, mais alors le jeu? Et bien parmi les différents spots publicitaires, il y a en a eu un en 1994 qui annonçait le concours ainsi que les 2 lots à gagner. Dans cette vidéo, les bad guys Kettler et "Fake Noodles" annonçaient fièrement qu'avec 3 coupons prélevés sur les emballages on pouvait gagner rien de moins qu'un éléphant ou un rhinocéros (what the fuck?!). Face à cette imposture grossière, notre héros déboulait dans le décor en mode vénère sur fond de "mais c'est n'importe nawak!".

Il neutralisait les deux compères avec son désormais iconique "power noodle" avant de se faire interpeller par des clients curieux de savoir ce qu'il y avait vraiment à gagner (le client est roi mais surtout ne perd jamais le nord dès qu'on peut gratter quelque chose gratos - même au Japon).

Au final l'ami Yakisoban introduisait en personne les deux lots à savoir A) le jeu Super Famicom dont nous parlons aujourd’hui et B) un ancêtre de la tente Quechua aux couleurs d'UFO (top discret en camping!). Pour gagner il suffisait de récupérer 3 coupons sur les emballages UFO et d'avoir un peu de chance à la loterie. Nissin prévoyait assez de lots pour 6000 gagnants mais impossible de savoir si les deux catégories de lots étaient divisées 50/50...la logique voudrait que oui et donc que seuls 3000 exemplaires du jeu aient été produits pour l'occasion.

Le jeu ayant été sorti un peu plus tard dans une version commerciale afin de satisfaire l'engouement populaire, il est important de ne pas se tromper si vous souhaitez acquérir un exemplaire! Les versions à gagner ont un triptyque boite/notice/sticker qui est entièrement inspiré des personnages physiques de l'univers Yakisoban alors que la version commerciale a elle été entièrement "manga-isée". Notez que ce n'est d'ailleurs pas la même référence non plus => ici SHVC-Y7 et non pas SHVC-Y9.

Par ailleurs cette version "not for sale" a aussi quelques singularités:

  1. Le premier écran d'affichage est aux couleurs de Nissin et non pas de Den'Z

  2. Il y a un discours de félicitations par Yakisoban en personne

  3. L'écran d'accueil n'a aucun trademark sous le menu

Le jeu en lui-même est un beat them up tout ce qu'il y a de plus classique dans le gameplay. Il ne révolutionne certainement pas le genre mais ne se prend pas du tout au sérieux. Et c'est bien cela qui "séduit" (au moins la première fois): la baston dans un univers un peu barré. Au cours des différents niveaux on devra donc affronter des personnages assez funs avec des animations qui le sont parfois tout autant: des mecs en rollers roses avec des casques digne d'Ultraman, une plaque chauffante qui s'anime, des serveurs avec des bouilloires aux pieds, un assemblage de fourchettes comme boss, des cornets de frites araignées...et j'en passe. Gamers sérieux s'abstenir.



CONCLUSION

Le jeu dans sa version Nor For Sale n'est pas vraiment une super-rareté à dénicher même si les quelques milliers d'exemplaires ne font pas une réserve incroyable. Il est par ailleurs encore relativement abordable pour ceux qui sont un peu patients, entre 15 et 20000 JPY à date pour un exemplaire en bon état. Témoignage d'une campagne commerciale décalée et réussie de la part de Nissin, le jeu a une véritable histoire et mériterait d'intégrer une collection...d'autant que son coté délire est - à mon sens - une réussite, même pour un Beat them up.





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